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Historique
La “Dame de Bonifacio” atteste d’une présence humaine en Corse
vieille de 7000 ans.
Les civilisations qui se sont succédé dès lors ont dû faire face à la
convoitise des peuples méditerranéens.
L'age du bronze a laissé de nombreuses traces, ainsi l'amateur ne manquera pas
de visiter les sites mégalithiques de Curia
et de Palaggiu au
sud de Sartène. et également le site de Filitosa
dans le nord du Golfe de valinco.
Dans l’Antiquité, les Phéniciens puis les Grecs ont abordé les
rivages accueillants de l’île, il en reste des vestiges archéologiques.
Les Romains qui ont pris le relais ont fondé des villes, Alalia (Aléria),
Mariana… sans jamais pouvoir s’implanter durablement.
La République de Pise puis les Génois ont eu à charge l’administration
de la Corse, du Moyen Age à la Renaissance. Cette période sombre de
l’histoire insulaire a été marquée par de nombreuses révoltes populaires,
réprimées dans le sang. La conscience nationale a commencé à poindre sous le
joug italien.
En ces temps troublés, c’est de la mer que venait le plus grand péril : les
razzias sarrasines. Les tours génoises (plus rarement pisanes) qui
ceinturent le littoral, témoignent encore aujourd’hui de la terreur que représentaient
les barbaresques.
En 1755, Pasquale Paoli, élu général de la nation par des patriotes
insurgés, prend le pouvoir et institue une République dont la Constitution
affirme déjà : “Tous les hommes naissent libres et égaux en droits”.
En 1762, la tête de maure devient emblème national et l’université
de Corte ouvre ses portes en 1765. Cependant, les pressions étrangères
demeurent, et après quarante années de guerre, la Corse devient française
en 1768.
Au XIXe siècle, la misère règne sur toute l’île, beaucoup de Corses émigrent
vers les pays d’Amérique du Sud ou vers les colonies. Cependant,
on ne retient de cette période que l’image romanesque rapportée par Balzac
ou Mérimée, les légendaires bandits d’honneur échauffent les esprits.
La Corse va payer un lourd tribut (20 000 morts) lors de la Grande Guerre. En
39-45, les patriotes vont permettre, dès 1943, à la Corse d’être le premier
département français à “s’auto-libérer”.
Depuis, du régionalisme au nationalisme, l’Ile de Beauté cherche à affirmer
son identité pour mieux protéger ses richesses et les voir fructifier.
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